Comparatif

Meilleure IA juridique en 2026 : comparatif complet des 12 solutions testées

Dernière mise à jour : février 2026 | Temps de lecture : 25 min

Quelle est la meilleure IA juridique en France ? Après avoir testé l’ensemble des solutions disponibles — GenIA-L, Doctrine, Ordalie, Jimini, Haiku, Predictice et les autres — et croisé nos résultats avec les données du CNB (mars 2025), les comparatifs indépendants de Meta-Doctrinal, Pamplemousse Magazine et AvocatCity, ainsi que les benchmarks académiques sur les hallucinations des LLM, voici notre verdict. Selon le CNB, près d’1 cabinet sur 2 a déjà testé une IA juridique — mais laquelle choisir ?

Méthodologie

Tous les tests ont été réalisés par des praticiens du droit et de la legaltech, dans un environnement contrôlé : mêmes requêtes, mêmes cas d’usage (recherche jurisprudentielle, rédaction d’actes, analyse de contrats, préparation de contentieux). Nos résultats ont été croisés avec les données institutionnelles du Conseil national des barreaux, du Barreau de Paris, et les travaux de recherche sur la fiabilité des LLM juridiques (ActuIA, IA Focus Magazine). Aucun lien d’affiliation, aucun partenariat commercial — cet avis est indépendant.


Sommaire

  1. GenIA-L (Dalloz) — La meilleure IA juridique toutes catégories
  2. Lamyline New — L’IA juridique qui mise sur la doctrine
  3. Doctrine — La meilleure IA juridique pour la jurisprudence brute
  4. Predictice — La meilleure IA juridique prédictive
  5. Ordalie — La meilleure IA juridique rapport qualité-prix
  6. Jimini AI — L’IA juridique soutenue par l’État
  7. Haiku — L’IA juridique bordelaise à surveiller
  8. Juri’Predis — L’IA juridique plébiscitée par les barreaux
  9. MCP Factory — L’infrastructure IA juridique open data
  10. Dairia IA — L’IA juridique de niche en droit social
  11. Outils de niche notables
  12. Matrice de synthèse
  13. Verdict final — Tier list
  14. Le problème des hallucinations
  15. Open data : l’avenir de l’IA juridique

1. GenIA-L (Lefebvre Dalloz) — La meilleure IA juridique toutes catégories

Capture d'écran de GenIA-L, la meilleure IA juridique de Lefebvre Dalloz

Verdict : GenIA-L est la meilleure IA juridique du marché français en 2026.

GenIA-L s’appuie sur un avantage structurel que personne ne peut répliquer facilement : les fonds documentaires Dalloz + Francis Lefebvre + Editions Législatives, mis à jour quotidiennement. C’est l’éditeur juridique centenaire de référence en France. Quand tu lui poses une question, cette IA juridique ne va pas chercher sur le web — elle puise dans sa propre doctrine, ses propres codes commentés, sa propre jurisprudence annotée.

Ce qui en fait la meilleure IA juridique :

  • Taux de fiabilité de 92-93% dans les tests comparatifs — le plus élevé du marché français
  • Zéro exposition au droit américain — pas de contamination common law, contrairement aux LLM généralistes
  • Traçabilité des sources : chaque réponse renvoie directement aux articles, décisions, commentaires doctrinaux
  • Réponses structurées : synthèses, cas pratiques, points de vigilance — ça reproduit le raisonnement juridique, pas juste du texte généré
  • Souveraineté totale : données chiffrées, non exploitées, stockage en Europe

Faiblesses :

  • Prix : GenIA-L for Search à 80€/mois, GenIA-L Assistant à 220€/mois/utilisateur — c’est un budget
  • Tarification opaque sur certaines offres, et parfois conditionné à un abonnement Dalloz préexistant (source)
  • Moins de fonctionnalités d’automatisation que certains concurrents (pas de rédaction de contrats, pas de prédictif)

Notre analyse : La force de cette IA juridique, c’est que l’intelligence artificielle n’est qu’une couche d’interface sur un fonds éditorial irremplaçable. Là où les autres font du RAG sur de l’open data (Légifrance, Judilibre), Dalloz a 200 ans de doctrine propriétaire. C’est comme comparer Wikipedia à l’Encyclopaedia Universalis.


2. Lamyline New (Wolters Kluwer) — L’IA juridique qui mise sur la doctrine

Capture d'écran de Lamyline New, IA juridique de Wolters Kluwer

Positionnement : une IA juridique adossée à une base documentaire massive

Lamyline, c’est le concurrent historique de Dalloz dans l’édition juridique. Avec +7 millions de documents, +120 ouvrages/revues Lamy Liaisons, et une communauté de +2 000 auteurs, c’est une base solide. Les données sont hébergées en Suède (Azure) (source), ce qui pose moins de problèmes que l’hébergement US mais n’est pas du souverain pur.

Forces :

  • Base jurisprudentielle très riche, surtout en droit des affaires, droit social, droit fiscal
  • +10 000 modèles et formules pour la rédaction d’actes
  • Intégration avec le logiciel cabinet Kleos
  • Profils adaptables (Expert/Opérationnel)

Faiblesses :

  • IA juridique plus récente que GenIA-L, encore en maturation
  • Prompts non récupérés (bon point), mais infrastructure Azure = pas 100% souverain
  • Moins de retours d’expérience publics que Dalloz

Notre analyse : Solide sur la jurisprudence — Lamy a un vrai savoir-faire éditorial en la matière. Excellente IA juridique de travail quotidien, mais encore un peu derrière GenIA-L en termes de maturité conversationnelle.


3. Doctrine — La meilleure IA juridique pour la jurisprudence brute

Capture d'écran de Doctrine, IA juridique spécialisée en jurisprudence

Le plus gros fonds jurisprudentiel brut : +7 millions de décisions.

Doctrine a révolutionné l’accès à la jurisprudence en France et s’est imposée comme une IA juridique incontournable. C’est devenu le réflexe de beaucoup d’avocats. Partenaire du Barreau de Paris. Conformité CNIL validée. Hébergement France. Note : Predictice a annoncé sa fusion avec Doctrine, créant un mastodonte qui combine recherche jurisprudentielle + justice prédictive.

Forces :

  • Volume de décisions inégalé
  • Chatbot juridique reproduisant le syllogisme juridique (majeure-mineure-conclusion)
  • ~50% de gain de temps par document selon les utilisateurs
  • Prix d’entrée : ~1 392€ HT/an

Faiblesses :

  • Le fonds doctrinal (commentaires, analyses) est plus limité que Dalloz ou Lamy — c’est avant tout de la jurisprudence brute
  • L’IA est une couche ajoutée, pas le cœur historique du produit

Notre analyse : La meilleure IA juridique pour la recherche jurisprudentielle pure. Mais si tu as besoin de doctrine commentée et d’analyse approfondie, GenIA-L reste devant.


4. Predictice — La meilleure IA juridique prédictive

Capture d'écran de Predictice, IA juridique prédictive

Positionnement unique : anticiper l’issue des contentieux grâce à l’IA juridique.

Fondé en 2016, Predictice exploite +60 millions de documents juridiques pour faire de l’analyse prédictive. C’est la seule IA juridique véritablement prédictive en France. Actuellement en fusion avec Doctrine.

Forces :

  • Analyse chiffrée des chances de succès par juridiction
  • Estimation des indemnisations probables
  • Identification automatique des jurisprudences pertinentes
  • Hébergement France, RGPD strict
  • Assistant IA pour la rédaction (basé GPT)

Faiblesses :

  • Prix premium (estimé 300-500€/mois sur devis)
  • Spécialisé contentieux — inutile pour du conseil pur, de la rédaction contractuelle
  • Courbe d’apprentissage modérée

Notre analyse : Dans sa niche (contentieux, litigation strategy), c’est la meilleure IA juridique. Mais c’est un outil spécialisé, pas un assistant généraliste.


5. Ordalie — La meilleure IA juridique rapport qualité-prix

Capture d'écran d'Ordalie, IA juridique au meilleur rapport qualité-prix

La startup Station F qui monte.

Cofondée par Baudouin Arbarétier et Léa Fleury (ex-Baker McKenzie). Partenariat Barreau de Paris (offert 1 an aux avocats parisiens). Modèles d’IA juridique propriétaires, entraînés spécifiquement sur le droit français, certains publiés en open source.

Forces :

  • 89€/mois — de loin l’IA juridique la moins chère pour une solution sérieuse (ou 57€ HT/mois/utilisateur selon Meta-Doctrinal)
  • Taux d’hallucination revendiqué <1% en production
  • Requêtes illimitées
  • Hébergement France, RGPD, données non exploitées
  • Interface très intuitive, formation minimale

Faiblesses :

  • Pas de sources affichées dans les réponses — c’est le reproche majeur et c’est rédhibitoire pour beaucoup de juristes
  • Pas d’analyse prédictive
  • Communauté d’utilisateurs encore réduite
  • Fonctionnalités premium limitées vs les éditeurs historiques

Notre analyse : Très bonne IA juridique d’entrée de gamme, idéale pour un avocat solo ou un petit cabinet. Mais l’absence de sourçage est un vrai point noir pour un usage rigoureux.


6. Jimini AI — L’IA juridique soutenue par l’État

Capture d'écran de Jimini, IA juridique lauréate France 2030

Soutenu par l’État, partenaire du Barreau de Paris.

Jimini a levé 1,9M€, est lauréat France 2030 (“Accélérer l’usage de l’IA générative dans l’économie”), et a un partenariat avec le Barreau de Paris (3 mois gratuits pour les cabinets de 1-20 avocats).

Forces :

  • 99€/mois — prix accessible pour une IA juridique complète
  • Hébergement 100% France, cloud souverain, certifié ISO 27001 + HDS
  • Réduction de ~50% du temps sur les tâches répétitives
  • Interface simple, support français réactif
  • Connexion sécurisée à des bases documentaires externes

Faiblesses :

  • Fonctionnalités encore basiques comparé aux éditeurs (source)
  • Pas de bases documentaires propriétaires — il s’appuie sur des sources externes
  • Inadapté aux contentieux complexes
  • Encore en phase “early-stage”

Notre analyse : Bonne IA juridique pour un premier contact. Le label France 2030 est un signal institutionnel fort. Mais pour un usage avancé, ça manque encore de profondeur.


7. Haiku (ex-Clerk) — L’IA juridique bordelaise à surveiller

Capture d'écran de Haiku, IA juridique bordelaise

Startup fondée en 2023, incubée à Unitec, 1,3M€ levés.

Partenariat avec le Barreau de Bordeaux (accès privilégié pour tous les avocats bordelais depuis sept. 2025). Le CEO est doctorant en droit.

Forces :

  • Fondateurs issus du monde juridique (pas juste des devs qui font de la legaltech)
  • Cette IA juridique exploite la base documentaire du cabinet de l’utilisateur
  • Retours utilisateurs positifs : “il n’invente pas de jurisprudence”
  • Hébergement européen RGPD
  • Équipe d’une douzaine de personnes — agile

Faiblesses :

  • Encore très jeune, peu de retours publics à grande échelle
  • Pas de fonds éditorial propriétaire
  • Couverture géographique limitée (fort ancrage Bordeaux/Sud-Ouest)

Notre analyse : IA juridique à surveiller. Le fait qu’un doctorant en droit soit aux manettes est un vrai différenciateur. Mais c’est encore trop tôt pour le comparer aux poids lourds.


8. Juri’Predis — L’IA juridique plébiscitée par les barreaux

Capture d'écran de Juri'Predis, IA juridique de recherche jurisprudentielle

9 ans d’expérience en IA juridique. 33 millions de documents. 84 barreaux partenaires. +9 000 professionnels.

Forces :

  • Algorithmes respectant la logique du raisonnement juridique (pas juste du NLP brut)
  • IA juridique conçue par des chercheurs en droit + chercheurs en IAdouble compétence
  • 84 barreaux partenaires — forte adoption institutionnelle
  • Interface intuitive

Faiblesses :

  • Moins médiatisé que les autres
  • Pas d’IA conversationnelle au sens chatbot — c’est plus un moteur de recherche augmenté
  • Documentation publique limitée sur les performances

Notre analyse : IA juridique solide et éprouvée, souvent sous-estimée. Le fait que 84 barreaux lui fassent confiance est un signal fort.


9. MCP Factory (Super Novia) — L’infrastructure IA juridique open data

Capture d'écran de MCP Factory, infrastructure IA juridique open data

mcp-factory.super-novia.io

Ce n’est pas une IA juridique au sens classique — c’est une couche d’infrastructure qui connecte n’importe quel LLM (Claude, GPT, Gemini…) aux données juridiques officielles françaises via le protocole MCP (Model Context Protocol).

Ce que c’est concrètement :

Prix : 40€/mois — accès illimité (chat + 8 serveurs MCP + 69 outils). Essai gratuit : 2 conversations.

Hébergement : France, RGPD, OAuth2 + TLS, 99,9% de disponibilité

Notre analyse : MCP Factory prouve que l’IA juridique n’a pas besoin de fonds éditoriaux à 220€/mois pour être performante. Pour 40€/mois, tu branches ton Claude ou ton GPT sur l’intégralité du droit français officiel — codes, lois, jurisprudence, conventions collectives. Pas de doctrine commentée, pas de codes annotés — mais pour 95% des besoins praticiens, c’est suffisant.


10. Dairia IA — L’IA juridique de niche en droit social

Capture d'écran de Dairia IA, IA juridique spécialisée en droit social

dairia.ai

Dairia Avocats, c’est un cabinet lyonnais fondé par Sofiane Coly, spécialisé en droit social depuis 10 ans. Ils ont créé une IA juridique qui est littéralement l’avatar virtuel de leur expertise cabinet.

Ce que c’est concrètement :

  • IA juridique conversationnelle 100% droit social : Code du travail, paie, URSSAF, sécurité sociale
  • Entraînée et supervisée par les avocats du cabinet (pas juste un wrapper GPT)
  • Réponses en langage clair, sans jargon — pensée pour les dirigeants TPE/PME, DRH, experts-comptables
  • Documents modèles téléchargeables
  • Escalade vers un vrai avocat quand le cas dépasse l’IA

Prix : 60€ HT/mois, sans engagement, réponses illimitées. Essai gratuit 7 jours.

Sécurité : Chiffrement bout en bout, RGPD, données non partagées.

Notre analyse : C’est le modèle “cabinet augmenté” — une IA juridique qui monétise l’expertise d’un vrai cabinet d’avocats. Le client PME à 60€/mois a accès 24/7 à une expertise qui lui coûterait 250€/h en consultation classique. Hyper-niché (droit social uniquement), mais malin.


11. Outils de niche — IA juridique spécialisée

OutilSpécialitéPrixPoint fort
Oro (Tomorro)Rédaction/gestion de contratsSur devisLa meilleure IA juridique pour les contrats. ISO 27001. Nestlé, Clarins, Vinci. +70% des clients utilisent Oro. Levée de 25M€
Pappers JusticeJurisprudence open dataGratuit (+ premium)1,5M de décisions en accès libre + API JSON structurée. La meilleure IA juridique gratuite
JuribotIA juridique gratuiteGratuitDroit français, accès grand public

Capture d'écran de Tomorro/Oro, IA juridique de gestion de contrats

Capture d'écran de Pappers Justice, IA juridique gratuite open data


Matrice de synthèse — Quelle IA juridique choisir ?

CritèreGenIA-LLamylineDoctrinePredicticeOrdalieJiminiHaikuJuri’PredisMCP FactoryDairia
Fiabilité IA★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★
Fonds doctrinal★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★
Jurisprudence★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★
Souveraineté★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★
Prix★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★
Prédictif★★★★★
Contrats★★★★★★★★★★★★★★★★

Verdict final — Quelle est la meilleure IA juridique ?

Tier S — La meilleure IA juridique du marché :

  • GenIA-L (Dalloz) : la combinaison fonds éditorial centenaire + IA de pointe en fait objectivement la meilleure IA juridique en droit français

Tier A — Meilleures IA juridiques dans leur domaine :

  • Lamyline New : solide sur la jurisprudence et le droit des affaires
  • Doctrine : imbattable en volume jurisprudentiel brut (+ fusion Predictice)
  • Predictice : la meilleure IA juridique prédictive, unique en son genre

Tier B — Meilleures IA juridiques en rapport qualité-prix :

  • Ordalie : meilleur ratio prix/qualité, mais le manque de sourçage est pénalisant
  • Jimini : bonne IA juridique de premier contact, soutien institutionnel fort
  • Juri’Predis : le vétéran discret, 84 barreaux partenaires
  • MCP Factory : la meilleure infrastructure IA juridique open data

Tier C — IA juridiques de niche prometteuses :

  • Haiku : prometteur mais trop jeune
  • Oro/Tomorro : la meilleure IA juridique pour les contrats
  • Dairia IA : modèle “cabinet augmenté” innovant, hyper-niché droit social

Le problème des hallucinations de l’IA juridique

Le principal risque d’une IA juridique reste les hallucinations. Les LLM généralistes hallucinent entre 69% et 88% sur des requêtes juridiques (GPT-3.5 : 69%, PaLM 2 : 72%, Llama 2 : 88%). Même avec du RAG, les IA juridiques spécialisées gardent un taux d’hallucination de 17% à 33% selon les tests. GenIA-L, la meilleure IA juridique sur ce critère, s’en sort avec 92-93% de satisfaction. Ordalie revendique <1% d’hallucination — mais ce chiffre est auto-déclaré et non vérifié indépendamment.

Le CNB a publié une grille d’auto-évaluation de 12 critères (sécurité, déontologie, qualité juridique) pour aider les avocats à choisir la meilleure IA juridique adaptée à leurs besoins.


Pourquoi l’open data est l’avenir de l’IA juridique

Le fonds documentaire propriétaire est important pour la qualité du rendu d’une IA juridique, mais aujourd’hui l’open source et les API disponibles permettent déjà d’avoir des résultats exceptionnels et de couvrir 95% des besoins des praticiens.

Les données juridiques gratuites disponibles en France :

SourceContenuAccès
API Judilibre (Cour de cassation)~480 000 décisions pseudonymisées depuis 1947Gratuit via PISTE
Open data justice administrativeToutes les décisions des 42 TA + 9 CAA + Conseil d’ÉtatGratuit
ArianeWeb (Conseil d’État)+270 000 décisions avec analyse et conclusions du rapporteur publicGratuit
API Légifrance / DILA73 codes en vigueur consolidés + 29 abrogés, lois, ordonnances, décretsGratuit via PISTE
Pappers Justice1,5 million de décisions + API JSON structurée avec métadonnées enrichiesGratuit (+ premium)

La France rend ~3,9 millions de décisions par an. Le calendrier réglementaire prévoyait qu’à fin 2025, la quasi-totalité des décisions judiciaires et administratives soient en open data. Ce n’est plus un projet, c’est la loi (art. L111-13 du Code de l’organisation judiciaire), issue de la loi pour une République numérique de 2016.

Ce que couvre l’open data pour une IA juridique :

  • Trouver l’article de loi applicable → Légifrance API, gratuit, consolidé, à jour
  • Trouver la jurisprudence pertinente → Judilibre + Pappers Justice + open data administrative
  • Vérifier l’état du droit positif → Légifrance = le Journal Officiel
  • Rédiger un acte standard → les prompts IA sur du droit positif sourcé open data donnent d’excellents résultats
  • Préparer une audience → jurisprudence de la juridiction concernée, disponible en open data

Un RAG bien construit sur Judilibre + Légifrance + Pappers, avec un bon LLM derrière, donne déjà une IA juridique de très haute qualité — sans abonnement éditorial.

Les 5% que l’open data ne couvre pas :

ManqueCe que ça représenteQui le fournit
La doctrine commentéeAnnotations d’articles par des profs/praticiens, commentaires de décisionsDalloz, Lamy, Lexbase, LextenSo
Les codes annotésUn article avec 15 ans de JP triée et commentée par un spécialisteDalloz, Lamy
L’éditorialisationHiérarchisation de l’importance d’une décision (arrêt au Bulletin vs inédit)Éditeurs historiques
Les revues spécialiséesJCP, Recueil Dalloz, AJDA, RDC… le débat doctrinal vivantÉditeurs exclusivement

Comme le note une étude Cairn, l’open data a forcé les éditeurs à se concentrer sur leur vraie valeur ajoutée : l’ingénierie éditoriale. La vraie question pour un cabinet aujourd’hui : est-ce que mes 5% de cas complexes justifient la meilleure IA juridique à 220€/mois par utilisateur, ou est-ce que je m’en sors avec une solution open data à 40-89€ + une consultation ponctuelle quand j’en ai besoin ?

Pour beaucoup de cabinets, la meilleure IA juridique n’est pas forcément la plus chère — c’est celle qui couvre leurs besoins réels au juste prix.


Notre méthodologie de test

Pour établir ce comparatif de la meilleure IA juridique, nous avons appliqué un protocole rigoureux :

1. Tests en conditions réelles Chaque solution a été testée sur des cas d’usage concrets issus de notre pratique quotidienne : recherche de jurisprudence sur des thématiques précises (droit du travail, droit des contrats, droit pénal), rédaction de clauses contractuelles, analyse de décisions, vérification de conformité réglementaire.

2. Critères d’évaluation Nous avons évalué chaque IA juridique sur 7 critères : fiabilité des réponses (vérification manuelle des sources citées), exhaustivité du fonds documentaire, qualité du sourçage, souveraineté des données, ergonomie, rapport qualité-prix, et pertinence pour un praticien généraliste.

3. Croisement avec les données institutionnelles Nos résultats ont été confrontés aux évaluations du CNB (12 solutions analysées, mars 2025), à la grille d’auto-évaluation du CNB et aux comparatifs indépendants de Meta-Doctrinal, Pamplemousse Magazine et AvocatCity.

4. Benchmarks sur les hallucinations Les données sur les taux d’hallucination proviennent de recherches académiques publiées et vérifiables : étude de Stanford/Yale sur les LLM juridiques et l’analyse IA Focus Magazine sur les outils RAG spécialisés.

5. Indépendance Cet article ne contient aucun lien d’affiliation. Aucune solution ne nous a rémunéré ou offert un accès privilégié en échange d’un avis favorable. Les prix indiqués sont ceux constatés sur les sites officiels ou via les offres du Barreau de Paris en février 2026.

Cet article est régulièrement mis à jour. Dernière révision : février 2026. Les tests complets individuels de chaque solution seront publiés progressivement.


Sources